 | Vie du collège : Sainte-Marie tend la main à Haïti |  | |
Vendredi, plus de deux cents convives étaient attablés autour d'un très créole poulet-riz, dans la grande salle à manger du collège Sainte-Marie. Entre le service et les animations chorales, musicales, spirituelles aussi, les élèves de 5 e 2 de l'établissement catholique ne savaient plus où donner des jambes. Dans les têtes, les allers-retours France-Haïti s'enchaînaient. À Port-au-Prince où la famille marianiste, composée de laïcs et de religieux, a mis en place "Les Amis de Faustino", un mouvement de jeunes axé autour de la scolarité ; à Pilette, de l'autre côté de l'île, où ces mêmes marianistes ont construit une école pierre après pierre grâce aux fonds récoltés depuis quatre ans par les efforts cumulés de deux Sainte-Marie : Saint-Dié et Belfort.
Depuis quatre ans, une 5 e des deux établissements se mobilise pour mettre sur pied toute une série d'actions, dont les bénéfices sont versés en direct à la communauté religieuse installée en Haïti depuis sept ans. Repas solidaires, mais aussi ensachages dans les supermarchés, ventes de pâtisseries... ont permis de récolter au fil des années quelque 12 000 euros ! Inutile de préciser que les séismes qui ont frappé l'île ces dernières semaines ont inquiété les petits Français. "Dès qu'ils ont appris la nouvelle du tremblement de terre, les élèves ont essayé de savoir si ce que nous avons construit en Haïti était toujours debout", souligne Franck Ladouch, professeur de mathématiques. Frère Franck, l'un des religieux marianistes de Sainte-Marie, l'un des piliers de ce parrainage initié par Frère Jean-Marie, qui a quitté l'établissement il y a quelques mois, appelé à des fonctions de haute importance au sein de la congrégation. (CLIQUEZ SUR LE LIEN LISEZ LA SUITE)
Oui, ce qui a été construit en Haïti est toujours debout. Plus que les bâtiments, ce sont les êtres qui ont souffert. Les témoignages des quatre frères marianistes, dont un français, installés au coeur des quartiers pauvres de Port-au-Prince et envoyés par mail en urgence sont poignants (lire par ailleurs). Port-au-Prince, où la communauté marianiste forme également des jeunes à la vie spirituelle, en plus de la gestion d'un noviciat. Mais les laïcs et les religieux ont souhaité aller encore plus loin. À Pilette, de l'autre côté de l'île - une zone épargnée par le séisme - ils ont utilisé une partie des fonds versés par le collège pour construire une école destinée à ces jeunes qui vivaient dans la rue, dans l'un des pays les plus pauvres du monde. Pas question de leur faire livrer des cahiers, des crayons, des tables ou des chaises, c'est d'argent dont ils ont besoin. "Ils ont sur l'île des magasins qui vendent ce qu'on aurait pu leur envoyer. Mais aider Haïti, aider sa jeunesse, c'est aussi aider son économie", souligne Franck Ladouch.
 L'école comprend vraiment le minimum, mais c'est "leur" minimum. Un bâtiment lourd, cubique, de base, mais qui a déjà vu passer quelque 150 gamins dans ses quatre salles. Pour 2010-2011, les parrains de l'école de Pilette veulent créer une zone de maraîchage à proximité immédiate de bâtiment, afin de cultiver des produits frais permettant aux enfants de bénéficier d'au moins un repas équilibré par jour. En parallèle et dans la même logique, les 5e vont une nouvelle fois se mobiliser pour financier la construction d'une pièce permettant la conservation des aliments. "Notre objectif est que ces jeunes aient un cadre pour apprendre. L'éducation, la formation intellectuelle et humaine permet de sortir de la misère."
| | | Monday 22 February 2010 @ 22:55:35 |
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